{"id":1163,"date":"2021-07-18T23:42:52","date_gmt":"2021-07-18T23:42:52","guid":{"rendered":"https:\/\/anthropological.cloud\/wau\/wcaa\/?post_type=propios-terminos&#038;p=1163"},"modified":"2021-07-18T23:43:16","modified_gmt":"2021-07-18T23:43:16","slug":"labrecque","status":"publish","type":"propios-terminos","link":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/propios-terminos\/labrecque\/","title":{"rendered":"Dimensions de l\u2019\u00e9conomie politique f\u00e9ministe en anthropologie aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"<p><strong>Marie France Labrecque (Universit\u00e9 Laval)<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019invitation \u00e0 \u00e9crire un court texte pour \u00ab\u00a0En sus propios t\u00e9rminos\u00a0\u00bb co\u00efncide pour moi avec le moment de faire un petit bilan de mon cheminement tout en \u00e9voquant comment il s\u2019inscrit dans une lecture critique du contexte th\u00e9orique et m\u00e9thodologique de notre discipline. M\u00eame si je traiterai dans un premier temps de ma formation qui date des ann\u00e9es 1970, il m\u2019importe dans un deuxi\u00e8me temps de montrer comment ce cheminement continue de tenir compte des d\u00e9veloppements r\u00e9cents dans les sciences sociales. Puisque ce texte est destin\u00e9 \u00e0 un large auditoire dans le monde, je pr\u00e9cise d\u2019embl\u00e9e qu\u2019en tant que francophone canadienne, situ\u00e9e au Qu\u00e9bec, je suis \u00e0 la fois \u00e0 la marge de l\u2019empire (les \u00c9tats-Unis) et au confluent de plusieurs influences (fran\u00e7aise, britannique et latino-am\u00e9ricaine) relay\u00e9es par mes professeurs \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Laval \u00e0 Qu\u00e9bec lors de ma formation initiale (Labrecque 2017).<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, au sein du monde universitaire, je me d\u00e9finis comme une anthropologue f\u00e9ministe. Ce n\u2019\u00e9tait pas le cas au d\u00e9part. Par contre, tr\u00e8s t\u00f4t dans ma d\u00e9marche anthropologique, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9e par une perspective critique plus large. Il s\u2019agit d\u2019un m\u00e9lange d\u2019id\u00e9es qui circulaient dans des livres tels que\u00a0<em>De eso que llaman antropolog\u00eda mexicana<\/em>\u00a0d\u2019Arturo Warman\u00a0<em>et al.\u00a0<\/em>(1970), et des postures \u00e9thiques d\u2019Eric Wolf (qui a d\u2019ailleurs dirig\u00e9 ma th\u00e8se de doctorat \u00e0 CUNY) et de Joseph Jorgensen qui d\u00e9non\u00e7aient l\u2019usage n\u00e9faste des connaissances anthropologiques en Asie du sud-est par le mouvement contre-insurrectionnel (Wolf et Jorgensen 1970). J\u2019ai aussi \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9e par Kathleen Gough qui soutenait, avec beaucoup de courage, que l\u2019anthropologie \u00e9tait la fille de l\u2019imp\u00e9rialisme (Gough dans Copans 1975). Aujourd\u2019hui, on ne dirait plus les choses de la m\u00eame fa\u00e7on, ou m\u00eame plus du tout, mais, dans le contexte des ann\u00e9es 1970, presque personne n\u2019osait attaquer la suppos\u00e9e virginit\u00e9 de l\u2019anthropologie.<\/p>\n<p>Cette perspective critique m\u2019a directement conduite sur le plan personnel et pour quelques ann\u00e9es vers un groupe militant de gauche et sur le plan universitaire vers une approche d\u2019\u00e9conomie politique. Comme le signale Roseberry (1988, 2002), l\u2019influence du marxisme a \u00e9t\u00e9 centrale dans cette approche qui tient compte de l\u2019inscription des sujets anthropologiques dans l\u2019histoire. Il s\u2019agit \u00e9galement de s\u2019appuyer sur l\u2019ethnographie pour \u00e9lucider les diff\u00e9rents champs de pouvoir dans lesquels se d\u00e9ploient les rapports sociaux. Quant \u00e0 l\u2019\u00e9conomie politique f\u00e9ministe, Eleanor Leacock en a \u00e9t\u00e9 une pionni\u00e8re, non seulement par son int\u00e9r\u00eat pour le marxisme et ses m\u00e9thodes, mais aussi pour l\u2019histoire coloniale et les contextes r\u00e9gionaux (Leacock 1981). Le livre qu\u2019elle a dirig\u00e9 avec Mona Etienne,\u00a0<em>Women and Colonization: Anthropological Perspectives<\/em>, regroupe plusieurs \u00e9tudes de cas qui sont autant d\u2019exemples de l\u2019approche qu\u2019elle pr\u00e9conisait (Etienne et Leacock, 1980).<\/p>\n<p>Les travaux de June Nash se situent plus ou moins dans la m\u00eame mouvance d\u2019\u00e9conomie politique f\u00e9ministe alors qu\u2019elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la division internationale du travail et \u00e0 la situation \u00e9conomique sp\u00e9cifique des femmes dans les pays en d\u00e9veloppement (Nash et Safa 1980). Tout au long de sa carri\u00e8re, elle s\u2019efforcera de d\u00e9crire et analyser les luttes des populations pour pr\u00e9server leur mode de vie comme elle l\u2019a fait dans son livre sur la Bolivie,\u00a0<em>We Eat the Mines and the Mines Eat Us<\/em>\u00a0(Nash 1979). Elle ne cessera par la suite de scruter les mouvements sociaux dans un contexte de changements structurels (Nash 2001) tout en d\u00e9non\u00e7ant l\u2019assaut par les industries extractivistes au Chiapas (Nash 2007). Nash et Leacock ont \u00e9t\u00e9 mes professeures \u00e0 CUNY mais je dois dire qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque j\u2019\u00e9tais davantage frapp\u00e9e par l\u2019accent qu\u2019elles mettaient sur l\u2019importance du travail de terrain que par leur f\u00e9minisme.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s mes \u00e9tudes et mon retour au Qu\u00e9bec, alors que dans les universit\u00e9s se cr\u00e9aient les groupes et les programmes d\u2019\u00e9tudes f\u00e9ministes, que j\u2019ai enfin compris la pertinence de l\u2019approche de l\u2019\u00e9conomie politique f\u00e9ministe en anthropologie. Apr\u00e8s avoir revisit\u00e9 ma formation \u00e0 la lumi\u00e8re du f\u00e9minisme fran\u00e7ais (Gossez 1982, Mathieu 1985), j\u2019ai compris \u00e0 quel point j\u2019avais banalis\u00e9 la parole des femmes lors de mes enqu\u00eates sur le terrain et je les avais rendues invisibles dans mes analyses et mes travaux ant\u00e9rieurs. Cette constatation m\u2019a conduite \u00e0 la prise en compte et \u00e0 l\u2019\u00e9tude des in\u00e9galit\u00e9s entre les femmes et les hommes et surtout \u00e0 celle des changements dans ces in\u00e9galit\u00e9s, particuli\u00e8rement en Am\u00e9rique latine. Les recherches que j\u2019y ai effectu\u00e9es peuvent \u00eatre regroup\u00e9es en trois cat\u00e9gories\u00a0: 1) celles qui portent sur les politiques d\u2019\u00e9galit\u00e9 de genre \u00e9mises sur le plan international et leurs effets sur les programmes et les projets nationaux con\u00e7us pour les femmes (Labrecque 1997); 2) celles portant l\u2019int\u00e9gration des femmes du milieu rural au march\u00e9 du travail dans le contexte de l\u2019installation des\u00a0<em>maquiladoras<\/em>\u00a0(usines de sous-traitance) dans les r\u00e9gions rurales (Labrecque 2005) et celles portant sur certaines des cons\u00e9quences extr\u00eames de cette int\u00e9gration, soit les violences f\u00e9minicides (Labrecque 2012); et enfin 3) les recherches qui s\u2019attachent \u00e0 la migration internationale comme celle exerc\u00e9e dans le cadre de programmes de travailleuses\/travailleurs saisonniers (Labrecque 2018).<\/p>\n<p>R\u00e9trospectivement, on peut dire que ces recherches ont port\u00e9 sur des ph\u00e9nom\u00e8nes de circulation (Lautier 2006) et de mobilit\u00e9 (Urry 2007, Oehmichen 2018) rejoignant ainsi tout un \u00e9ventail de recherches f\u00e9ministes ou non\u00a0: 1) la circulation des id\u00e9es \u00e0 travers l\u2019examen des politiques internationales 2) la circulation des marchandises produites dans les maquiladoras ou encore le traitement des femmes comme marchandises; et enfin 3) la circulation des personnes \u00e0 travers l\u2019examen de la migration volontaire ou forc\u00e9e.<\/p>\n<p>La d\u00e9marche que j\u2019ai emprunt\u00e9e dans chacun de ces types de recherche a toujours tenu compte des in\u00e9galit\u00e9s de classe, de \u00ab\u00a0race\u00a0\u00bb et de genre de m\u00eame que des perspectives r\u00e9centes pour les aborder. Pour la classe, le marxisme fournit encore des \u00e9l\u00e9ments fondamentaux mais il importe de le nuancer avec le concept de patriarcat tel que le fait, notamment, Silvia Federici (2018). Quant \u00e0 la race, elle est nettement une construction culturelle mais ses effets, tels que le racisme, sont concrets. Comme l\u2019expriment Grosfoguel\u00a0<em>et al<\/em>. (2015\u00a0: 637), la race constitue une \u00ab\u00a0ligne de division qui traverse de multiples rapports de pouvoir\u2026\u00a0\u00bb. En ce qui concerne le genre, ma d\u00e9marche d\u2019\u00e9conomie politique f\u00e9ministe rejoint le f\u00e9minisme intersectionnel. Comme on le sait, ce type de f\u00e9minisme tire ses racines de la condition m\u00eame des femmes afroam\u00e9ricaines (Crenshaw 2005). Il n\u2019est pas question d\u2019en nier les sp\u00e9cificit\u00e9s mais seulement de reconna\u00eetre que des analyses similaires ont exist\u00e9 bien avant que l\u2019on se r\u00e9clame de ce courant (Walby\u00a0<em>et al<\/em>, 2012\u00a0: 225).<\/p>\n<p>Comme on peut le constater les influences dont je me r\u00e9clame sont diverses; pour certaines d\u2019entre elles, j\u2019ai constat\u00e9\u00a0<em>a posteriori<\/em>\u00a0que mes approches les rejoignaient. Mais quoi qu\u2019il en soit, il me semble important de signaler que les investissements scientifiques dans un sujet ou un autre sont faits \u00e0 partir d\u2019identit\u00e9s multiples et pas seulement \u00e0 partir du fait que nous sommes anthropologues. Et c\u2019est la raison pour laquelle, quelle que soit l\u2019\u00e9tape \u00e0 laquelle on en est rendu dans la pratique, les postures ne cessent de se transformer.<\/p>\n<h2>Ouvrages cit\u00e9s<\/h2>\n<p>Copans, Jean (dir.). 1975.\u00a0<em>Anthropologie et imp\u00e9rialisme<\/em>. Paris, Maspero.<\/p>\n<p>Crenshaw, Kimberl\u00e9 Williams. 2005. \u00ab\u00a0Cartographies des marges: intersectionnalit\u00e9, politique de l\u2019identit\u00e9 et violences contre les femmes de couleur\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Cahiers du genre<\/em>\u00a039 (2)\u00a0: 51-82.<\/p>\n<p>Etienne, Mona et Eleanor Leacock (dir.). 1980.\u00a0<em>Women and Colonization: Anthropological Perspectives<\/em>. South Hadley, Bergin.<\/p>\n<p>Federici, Silvia. 2018.\u00a0<em>El patriarcado del salario. Cr\u00edticas feministas al marxismo<\/em>. Madrid, Traficantes de Sue\u00f1os.<\/p>\n<p>Gossez, Catherine. 1982. \u00ab\u00a0Les femmes des ethnologues\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Nouvelles questions f\u00e9ministes<\/em>\u00a03\u00a0: 3-35.<\/p>\n<p>Gough, Kathleen. 1975. \u00ab\u00a0Des propositions nouvelles pour les anthropologues\u00a0\u00bb. Dans Jean Copans (dir.),\u00a0<em>Anthropologie et imp\u00e9rialisme<\/em>. Paris, Maspero\u00a0: 17-59 (Publi\u00e9 dans\u00a0<em>Monthly Review<\/em>, 19 (11): 12-27, en 1968).<\/p>\n<p>Grosfoguel, Ramon, Laura Oso et Anastasia Christou. 2015. \u00ab\u00a0\u2018Racism\u2019, intersectionality and migration studies: framing some theoretical reflections\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Identities<\/em>\u00a022 (6): 635-652.<\/p>\n<p>Labrecque, Marie France, 2018,\u00a0<em>La migraci\u00f3n temporal de los mayas de Yucat\u00e1n a Canad\u00e1: la dial\u00e9ctica de la movilidad<\/em>. M\u00e9xico: IIA-UNAM.<\/p>\n<p>Labrecque, Marie France, 2017, \u201cLa Antropolog\u00eda de cara al siglo XXI. Comentarios desde los m\u00e1rgenes del Imperio\u201d,\u00a0<em>Antropolog\u00eda Americana<\/em>, 2 (4): 29-44.<\/p>\n<p>Labrecque, Marie France, 2012,\u00a0<em>F\u00e9minicides et impunit\u00e9.\u00a0<\/em><em>Le cas de Ciudad Ju\u00e1rez<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: \u00c9ditions \u00c9cosoci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Labrecque, Marie France, 2005, Cultural Appreciation and Economic Depreciation of the Maya of Northern Yucatan, Mexico,\u00a0<em>Latin American Perspectives,\u00a0<\/em>Issue 143, 32 (4): 1-19.<\/p>\n<p>Labrecque, Marie France, 1997,\u00a0<em>Sortir du labyrinthe: femmes, d\u00e9veloppement et vie quotidienne en Colombie andine<\/em>. Ottawa: Presses de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;Ottawa.<\/p>\n<p>Lautier, Bruno, 2006, Mondialisation, travail et genre\u00a0: une dialectique qui s\u2019\u00e9puise,\u00a0<em>Cahiers du genre<\/em>, 40 (1)\u00a0: 39-64.<\/p>\n<p>Leacock, Eleanor, 1981,\u00a0<em>Myths of Male Dominance<\/em>. New York: Monthly Review.<\/p>\n<p>Mathieu, Nicole-Claude (dir.), 1985,\u00a0<em>L\u2019arraisonnement des femmes. Essais en anthropologie des sexes<\/em>. Paris\u00a0: \u00c9ditions de l\u2019\u00c9cole des Hautes \u00c9tudes en Sciences sociales, coll. Cahiers de l\u2019Homme, no. 24.<\/p>\n<p>Nash, June, 2007, Consuming Interests: Water, Rum, and Coca-Cola: from Ritual Propitiation to Corporate Expropriation in Highland Chiapas,\u00a0<em>Cultural Anthropology<\/em>, 22 (4): 621-639.<\/p>\n<p>Nash, June, 2001,\u00a0<em>Mayan Vision.\u00a0<\/em><em>The Quest for Autonomy in an Age of Globalization.\u00a0<\/em>New York et London: Routledge<\/p>\n<p>Nash, June et Helen I. Safa (dir.), 1980,\u00a0<em>Sex and Class in Latin America: Women\u2019s Perspectives on Politics, Economics and the Family in the Third World<\/em>. South Hadley, Mass.: Bergin.<\/p>\n<p>Nash, June, 1979,\u00a0<em>We Eat the Mines and the Mines Eat Us<\/em>. New York: Columbia University Press.<\/p>\n<p>Oehmichen, Cristina, (dir.), 2018,\u00a0<em>Movilidad e inmovilidad en un mundo desigual: turistas, migrantes y trabajadores en la relaci\u00f3n global-local<\/em>. M\u00e9xico: IIA-UNAM.<\/p>\n<p>Roseberry, William, 2002, Political Economy in the United States, dans Winnie Lem et Belinda Leach (dir.),\u00a0<em>Culture, Economy, Power: Anthropology as Critique, Anthropology as Praxis<\/em>. Albany, NY: State University of New York Press, pp. 59-72.<\/p>\n<p>Roseberry, William. 1988. \u00ab\u00a0Political Economy\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Annual Review of Anthropology\u00a0<\/em>17\u00a0: 161-185.<\/p>\n<p>Urry, John, 2007.\u00a0<em>Mobilities<\/em>. Cambridge, Polity Press<\/p>\n<p>Walby, Sylvia, Jo Armstrong et Sofia Strid. 2012. \u00ab\u00a0Intersectionality : Multiple Inequalities in Social Theory\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Sociology<\/em>\u00a046 (2) : 224-240.<\/p>\n<p>Warman, Arturo (dir.). 1970.\u00a0<em>De eso que llaman antropolog\u00eda mexicana<\/em>. M\u00e9xico, Editorial Nuestro Tiempo.<\/p>\n<p>Wolf, Eric R. et Joseph G. Jorgensen. 1970. \u00ab\u00a0Anthropologists on the Warpath\u00a0\u00bb.\u00a0<em>New York Review of Books<\/em>\u00a015 (9)\u00a0: 26-36.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marie France Labrecque (Universit\u00e9 Laval) L\u2019invitation \u00e0 \u00e9crire un court texte pour \u00ab\u00a0En sus propios t\u00e9rminos\u00a0\u00bb co\u00efncide pour moi avec le moment de faire un petit bilan de mon cheminement tout en \u00e9voquant comment il s\u2019inscrit dans une lecture critique du contexte th\u00e9orique et m\u00e9thodologique de notre discipline. M\u00eame si je traiterai dans un premier [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"edited-by":[33],"class_list":["post-1163","propios-terminos","type-propios-terminos","status-publish","hentry","edited-by-van-troi-tran-universite-laval"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/propios-terminos\/1163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/propios-terminos"}],"about":[{"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/propios-terminos"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1163"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"edited-by","embeddable":true,"href":"https:\/\/waunet.org\/wcaa\/wp-json\/wp\/v2\/edited-by?post=1163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}